mardi 17 avril 2012

Libérer les tensions

Ce n'est pas nouveau, la parole est dotée d'un pouvoir libérateur.  Le tout est de savoir user de cette possibilité. Le simple fait d'abord de poser des mots sur une douleur morale permet de la cerner. Une fois la douleur cernée, elle est dissociée du sentiment de panique qui l'accompagne.Cette dissociation favorise sa disparition.

Le but ici est d'aller encore plus loin : remplacer le sentiment de panique initiale par une touche d'exaltation que permet l'art, en l'occurrence, la musicalité du slam ou la force symbolique du conte, l'ouverture vers un espace d'échange savamment construit. Il s'agit en effet de proposer en plus d'un groupe de paroles un atelier d'écriture et d'expression théâtrale (les textes sont appelés à être déclamés). Les civilisations amérindiennes considéraient l'art de conter, de rythmer, de rire ou d'échanger sans crainte d'être jugés,  comme des "baumes guérisseurs".


En  l'occurrence il s'agit d'identifier puis de donner un sens à  la souffrance tout en respectant la part d'inconnu de la vie à laquelle nous sommes confrontés en permanence, malgré notre devoir de "repérage". On va ici associer à la douleur quelque chose de juste (nommer les émotions, apposer un rythme) et de beau (ajouter une couleur musicale ou une dimension symbolique). Une fois que le juste et le beau sont en place, l'utile apparaît. Résultat, la souffrance disparaît.



 Vous avez le bonjour d’un vieil homme, mais surtout le bonjour d’une vieille âme. 
Vous avez le bonjour du Docteur Merlefontaine. Suis-je vraiment docteur?
 Oh que non! Et pourtant, combien de bonnes gens ne m’ont-ils pas appelé ainsi ?
“Vous nous faites autant de bien qu’un docteur”, disaient-ils. Alors je répondais 
“Vous savez, je ne fais que d’ouvrir mon coeur”. Et ils se contentaient de dire “mais oui...mais oui...”. Ils savaient bien qu’il y avait autre chose. Mon secret? Il n’est pas compliqué à révéler. Mais en revanche, l’appliquer aujourd’hui, cela relève d’un tel défi !
Comment peut-on encore se permettre à soi-même de verser des larmes? Sans les larmes, que deviendrait l’amour? Où donc iraient se loger les plus grandes étincelles du coeur?  Bien sûr, ils ne me voient pas pleurer. Du moins, ils ne me voient plus. Quelqu’un qui pleure, c’est tellement facile de le prendre pour un fou. A moi-même ils ont bien failli me le faire croire. Les humains ne sont pas faits pour apprendre vite. Il faut leur cacher des choses, c’est nécessaire, sinon ils mélangent tout et perdent pied facilement. J’ai appris, moi aussi à me cacher. En fait, j’ai fini par découvrir quel était mon plus intime secret ... par savoir qui j’étais vraiment dans le monde des hommes. Je suis un enchanteur. Savez-vous seulement ce qu’est un véritable enchanteur? Oh je vous vois venir avec vos explications fantaisistes. Non, je ne fais pas commerce de sorcellerie intéressée. J’apporte de l’enchantement. Non, je ne suis pas le jardinier d’un champ magique qui produit des fleurs à l’infini. Je me contente de guider le regard des pauvres âmes vers les fleurs qui sont dans leur poches et qu’elles ont oubliées. Des fleurs qui sont parfois sous leurs pieds parce qu’elles ne les ont pas vues. Je leur montre aussi qu’il ne faut pas se consacrer à rechercher les fleurs, les papillons de l’imprévisible ont aussi leur part de bonheur à offrir. Oui, je raconte des histoires et j’en fais des bouquets. Beaucoup de gens disent “elles sont belles, ses histoires”. Mais ce ne sont pas MES histoires. Ce sont d’abord les vôtres. Certes ce sont mes mains qui ont cueilli les fleurs et assemblé le bouquet. Mais le jardin n’est pas mien. Si vous regardez mes bouquets, vous verrez que la plupart des fleurs proviennent de votre cour. Pour voir tout cela, il ne suffit pas d’écouter avec ses oreilles. Que de merveilles en revanche pour celui qui sait entendre avec son coeur. Voilà, maintenant vous savez qui je suis. On m’appelle Merlefontaine et je suis un enchanteur.
 
« Les histoires sont des fleurs qui donnent du plaisir. Mais elle viennent d’une semence; d’un message, une vérité de principe. Les fleurs changent. Certaines deviennent grosses, d’autres restent petites, et d’autres encore sont fouettées par le vent jusqu’à en devenir presque méconnaissables. Mais la semence, le message, restent toujours vrais. »  Mary Pukuy.


Les histoires seront toutes écrites pour l'occasion et impliquent un évènement qui se déroule en deux jours: une journée pour recueillir les informations au préalable et un laps de temps suffisant avant la deuxième journée pour mettre en forme les textes.  

Ces histoires s'appuiront sur des filtres d'analyse sous-employés et jugés pertinents pour le cas présent. Il s'agit ou de ramener l'individu à son filtre dénalyse préexistant et à la remettre en harmonie avec lui-même, ou bien de lui suggérer d'élargir son filtre d'analyse à travers une histoire:

Principaux outils utilisés dans l'élaboration de la trame des histoires:
. Filtre d'analyse en  4 mots 
. Filtre d'analyse en 5 lettres
. Filtre d'analyse en  huit principes
. Filtre d'analyse en 52 personnages types
. Filtre d'analyse en  7 dictons
. Filtre d'analyse en 7 lettres  de Christian Godefroy
. analyse transactionnelle
.Filtre d'analyse PNL

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